Une mairie n’est pas une entreprise !

Une droite sans idées qui valide nos projets

lundi 7 avril 2008

Décidément, on en apprend beaucoup lors des réunions du Conseil municipal !

Ce jeudi 3 mars 2008, à l’ordre du jour figurait le vote du budget primitif. Faisant suite à la présentation de Pierre Coilbault, l’opposition a jugé bon d’intervenir afin de faire connaître ses... recommandations. En fait de recommandations, nous en savons plus sur les méthodes de gestion de la droite et ce à quoi nous avons échappé, si jamais ils avaient été élus.

En premier lieu, nous avons eu la surprise d’apprendre que, selon eux et leurs calculs savants, la mairie était endettée pour 25 ans, ce que Pierre Coilbault s’est empressé de corriger en faisant noter que s’ils n’avaient pas omis quelques paramètres significatifs, leurs calculs auraient donné une valeur bien plus raisonnable et conforme à ce qu’on peut s’attendre d’une bonne gestion des fonds publics. Cependant, il est aussi notable que, pendant la campagne électorale, la liste Alternance parlait d’une dette s’étalant sur... 37 ans ! Preuve est donc faite de la mauvaise foi de nos opposants, jouant sur les chiffres et pariant sur la naïveté et l’impressionnabilité des citoyens. Arrogance, condescendance et mensonges, ce sont leurs méthodes de campagne.

En deuxième lieu, nous avons pu entendre leurs « recommandations ». Tout en énumérant les différents points du budget, Geneviève Israël s’est attachée à se référer à la gestion des grandes entreprises. Nous avons ainsi appris que, dans une grande entreprise, on ne ferait pas ceci et qu’on ferait cela ; que dans une situation aussi délicate où se trouvent les comptes de la municipalité, on s’acharnerait à trouver des économies dans chaque centre de coût supérieur à 30 000 €.

Enfin, Geneviève Israël ne s’est pas forcée pour nous parler de gains de productivité ! Par exemple, des gains de productivité sont à dégager dans la gestion du Centre de santé. Mais le clou de son exposé a été de mentionner également une source de gains de productivité sur les dépenses de cérémonies et de réceptions : elle oublie que la productivité signifie produire plus avec moins de charges, or quel produit se dégage-t-il au travers de dépenses de cérémonies et réceptions ? Dans une entreprise, parler de productivité pour les frais de réception serait un non-sens. La vanité de la droite, soi-disant championne de la gestion des entreprises (ce qui reste à démontrer), s’est heurtée à son aveuglement pour des termes moussants, et dont elle ne maîtrise pas le sens.

Dans ce contexte, l’intervention de Patrick Sève a permis de clarifier magistralement le débat. Dans son allocution, il a rappelé ce qui faisait la différence entre une mairie et une entreprise. Oui, la mairie est là pour fournir aux citoyens des équipements, oui la mairie est là pour redistribuer les richesses et rééquilibrer du mieux qu’elle le peut les inégalités, oui la mairie est là pour permettre à ceux qui sont en situation fragile d’avoir accès aux services publics que la droite est en train de saccager. C’est le but du point d’accès de la poste de la Vallée aux Renards que la mairie a financé, permettant aux habitants de ce quartier et surtout aux personnes de la résidence du troisième âge d’accéder plus facilement aux services postaux. C’est aussi le but du centre de santé municipale, rénové et déplacé au Jardin parisien, et dont la fréquentation a significativement augmenté depuis. C’est aussi le but de la cérémonie du nouvel an, qui permet à tous les L’Haÿssiens de se retrouver ensemble au moment où s’entame une nouvelle année. Autrement dit, les statuts et les objectifs, les ressources et les produits d’une entreprise n’ont rien en commun avec ceux d’une mairie.

Enfin, Patrick Sève a bien noté les remarques et recommandations de l’opposition, mais elles sont à double emploi : ils n’ont fait rien d’autre que le travail de la cours des comptes ! Mais ce n’est pas ce que leur demandent ceux qui les ont élus. Ce n’est pas ça, la politique. La politique, c’est remettre en question des projets, en créer, dégager des idées pour le bien-être collectif. Bien-sûr, sur ces sujets, des divergences de fond peuvent et doivent exister. Non seulement nous n’avons pas les mêmes priorités que la droite, mais nous n’avons pas non plus la même perception des enjeux. Or, de cela, nous n’avons rien entendu dire de l’opposition. Ou plutôt si : pas question pour eux de remettre en causes les projets qui ont été mis en œuvre !

Nous ne pensons pas qu’il faille les croire quand ils disent, finalement, soutenir nos priorités et nos projets, mais qu’avec eux ils auraient coûté moins cher. Pour preuve, la politique de rigueur, pardon, d’é-co-no-mies, que Sarkozy veut mettre en place, dénonçant implicitement la calamiteuse gestion de la droite depuis 2002. Non : en réalité, la droite locale n’a tout simplement pas d’idées.


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