Les critiques ont porté sur le niveau des impôts locaux, le budget communal, l’endettement... Mais l’essentiel des attaques a porté sur l’urbanisme, remettant en cause le PLU.
En fait, le projet de la droite c’est le gel du PLU. Ce n’est pas nouveau, on sait qu’elle déposera un recours. Cette pratique de quérulents processifs a depuis des années entravé le développement économique de l’Haÿ les Roses. Pour mémoire, le POS voté en 2001 a été annulé en 2007, provoquant l’application du POS de 1975 – dans lequel le parc de la Roseraie est inscrit comme secteur pavillonnaire constructible ! – à la suite d’une procédure initiée par l’association apolitique Expression qui aujourd’hui s’affiche clairement comme une émanation de l’opposition municipale. Ayant été déboutée sur tous les recours sur des sujets de fond, elle a obtenu raison, en appel, sur des actes de forme. Ces gens-là ne se soucient pas de l’impact de leur acharnement sur le développement de l’environnement des l’haÿssiens, car le PLU voté en juin trace les grands axes de développement de la ville pour les quinze à vingt années qui viennent :
mixité sociale en ce qui concerne le logement avec du logement social et de l’accession à la propriété,
développement des activités économiques en profitant de la requalification de la N7 et de l’arrivée du tramway,
amélioration des déplacements : liaisons avec le TVM et le tramway, développement des circulations douces…
amélioration de la circulation et du stationnement,
création d’une place de la Roseraie avec un parking souterrain…
Sans compter ce qui est déjà en cours comme :
la rénovation du moulin de la Bièvre et donc création d’une véritable entrée de ville au petit Robinson avec en parallèle la création de logements locatifs et en accession à la propriété, la création d’un centre de loisir, d’une salle polyvalente…
la restructuration du quartier de la Vallée Aux Renards, avec aussi création de logements sociaux et en accession à la propriété, création de commerces de proximité et d’un relais poste…
En fin de réunion, s’en est suivi la révélation d’un projet de liste électorale de la droite comprenant, entre autre, la présidente démissionnaire de l’association Expression, révélant ainsi son « apolitisme de droite ».
C’est fort justement que quelques concitoyens sont intervenus, scandalisés, exprimant leur déception comprenant que cette réunion, présentée comme destinée à parler de leurs préoccupations, était détournée à des fins électoralistes. L’un d’entre eux ira jusqu’à dire « que pour une réunion devenue politique, [il en était] à chercher encore le programme et les projets de la droite ». Pour rassurer ce citoyen, nous aussi, et cela fait 15 ans que ça dure !
