Ce que l’on entend par là / L’objectif des Socialistes :
L’Europe
est le premier bailleur de fonds mondial pour l’aide au développement.
En 2001,
elle a pris un engagement fort : consacrer 0,7% de sa richesse au
développement en 2015. Mais en 2007, elle a tourné le dos à cet
engagement et diminué son effort (passé de 0,41 à 0,38%). Avec la crise, les
États ont encore réduit leurs aides 2009
(- 50% pour l’Italie, - 10% pour l’Irlande...).
Pour nous,
l’APD ne doit pas servir de variable d’ajustement. La solidarité internationale
doit revenir au coeur des priorités. La première responsabilité de l’UE en
matière de solidarité internationale, c’est le respect de la parole donnée.
Qu’avons-nous obtenu ? / Où en sommes-nous ?
Le groupe
socialiste a obtenu un engagement fort du Parlement européen en faveur de l’adoption
d’un calendrier contraignant fixant un objectif annuel d’APD de 2009
jusqu’en 2015 pour atteindre l’objectif collectif promis de 0,56 % en 2010
et de 0.7% en 2015.
Ce qu’a fait la droite / exemples, votes clés :
- La
"schizophrénie" de la droite européenne de plusieurs États
membres, qui plaident à Bruxelles pour le respect des engagements sur l’aide
... quand dans leur pays leur gouvernement réduit l’aide !
Ceci est
particulièrement vrai pour la France, qui fait figure de "mauvais
élève" : montants de l’aide en chute libre (une baisse de 16% en
termes réels ; la même année, l’Espagne a accru son aide de près de 34%),
réduction des crédits à l’Afrique, "trucage" indécent des chiffres de
l’aide, instrumentalisation du "développement" au service d’une
politique migratoire restrictive...Nicolas Sarkozy a fait le choix de
renoncer à l’engagement de Jacques Chirac d’atteindre dès 2012 l’objectif des
0,7%.
- La
radicalisation très marquée depuis quelques années d’une grande partie de la
droite européenne sur la question des droits et des services de santé sexuelle
dans le sillage des décisions réactionnaire et rétrogrades de l’administration
Bush (interruption des crédits en la matière, rétablis par Barak Obama comme
l’un des actes fondateurs de son mandat).
- Elle
vote en faveur de la spéculation sur les biens alimentaires et condamne
les mesures prises les pays en développement pour maintenir leur autosuffisance.
- Elle
vote contre la résolution sur l’objectif de promotion de la santé maternelle
(objectif du millénaire 5)
Ce que nous, Socialistes, proposons :
Outre le
respect des engagements de l’UE sur l’aide, les Socialistes sont également
à la pointe du combat pour améliorer l’efficacité de l’aide :
- fin du
"chantage à l’aide", qui autorise l’Europe à reprendre d’une main ce
qu’elle donne de l’autre,
-
accélération de la réduction et de l’annulation de la dette,
- mise en place de mécanismes de financement novateurs, du type "taxe Tobin" ou taxe éthique.
