Harmonisation fiscale

vendredi 8 mai 2009 par Jacques

Ce que l’on entend par là / L’objectif des Socialistes

Nous voulons une coordination et une harmonisation des politiques fiscales. L’impôt permet aux pouvoirs publics d’agir. Son niveau détermine la redistribution des richesses et mesure la solidarité d’une société. L’Europe, en ouvrant les marchés, devait aussi harmoniser les fiscalités. La concurrence fiscale entraine faiblesse des recettes fiscales (moins d’action publique) et injustice fiscale (la fiscalité se reportant sur les contribuables les moins mobiles, qui n’ont pas la capacité à s’expatrier).

La réalisation d’une véritable harmonisation fiscale à vingt sept pays est un processus difficile, puisque les décisions se prennent à l’unanimité.

Qu’avons-nous obtenu ? / Ou en sommes nous ?

Nous avons obtenu la fin du secret bancaire en Europe en 2014 au plus tard, afin d’enrayer une fraude fiscale estimée à quelque 200 milliards d’euros par an.

Les socialistes ont fortement soutenu une proposition de la Commission européenne qui autorise les États à appliquer de manière permanente des taux réduits de TVA aux services a forte intensité de main d’oeuvre fournis localement.

Le poste carburant intervient pour environ 25% dans le coût de revient des transports routiers. Nous avons soutenu l’harmonisation des taxes minimales sur le diesel au niveau minimal applicable à l’essence pour lutter contre certaines pratiques de dumping des prix à la pompe, décourager le tourisme à la pompe et protéger l’environnement.

Ce qu’a fait la droite / exemples, votes clés :

La droite s’est opposée à ce que les revenus de placements financiers soient soumis à la fiscalité de l’épargne, ce qui empêche la lutte contre l’évasion fiscale.

Nous avons déposé des amendements clés au rapport sur la contribution des politiques fiscale à la stratégie de Lisbonne pour « endiguer la concurrence fiscale déloyale dans l’Union européenne, en sorte que la charge fiscale soit plus équitablement répartie ... et favorables à l’emploi ». L’UMP et le Modem ont voté contre ces principes. Or cela risque d’avoir dans certains États des effets sur la viabilité des finances publiques (par exemple celles qui concernent les systèmes de sécurité sociale).

Nous avons souligné que la concurrence fiscale déloyale avait pour conséquence le déplacement de la charge fiscale des facteurs mobiles (capital) vers des facteurs moins mobiles (travail, consommation), en sorte que la charge fiscale supportée par les salariés et les consommateurs s’accroît en permanence. Là encore, l’UMP et le Modem ont défendu une situation où le droit est favorable à la minorité la plus favorisée.

Ce que nous, Socialistes, proposons :

Nous voulons que l’impôt sur les sociétés soit harmonisé. Projet abandonné par la Commission en raison de l’opposition très vive de certains pays à basse fiscalité.

Nous soutenons le caractère progressif de l’impôt.

Nous souhaitons qu’une partie du revenu de l’impôt sur les sociétés devienne à terme une ressource propre du budget européen. Sans augmentation de la charge fiscale, cela nous permettrait un rapprochement des législations nationales en matière fiscale, premier pas vers la lutte contre la concurrence fiscale.

Nous proposons de mettre fin aux paradis fiscaux, à l’évasion et à la fraude fiscales, et de renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent en Europe et dans le monde, de sorte que tous les acteurs du marché paient une part équitable d’impôts aux États où ils opèrent.


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