Ce que l’on entend par là / L’objectif des Socialistes :
L’Afrique
cristallise les enjeux de développement : pauvreté, SIDA, conflits,
adaptation au changement climatique, etc.
Afin de
progresser il fallait une approche globale : les chefs d’États de l’UE et
des pays africains ont adopté une stratégie commune en décembre 2007. Elle
doit être une nouvelle ambition pour une meilleure coopération avec
l’Afrique, impliquer davantage les populations et définir des
objectifs communs sur la gouvernance, les droits de L’homme, le commerce, la
paix, la mobilité ou encore l’énergie.
Qu’avons-nous obtenu ? / Ou en sommes nous ?
Nous avons
obtenu une enveloppe financière à part entière pour mettre en oeuvre ce
nouveau partenariat. Nous sommes également à la pointe pour l’extension du
contrôle démocratique : participation des parlements européen et
panafricain ainsi que des ONG et des autorités locales.
Ce qu’a fait la droite / exemples, votes clés :
- Elle s’est
systématiquement opposée à nos propositions de financements additionnels
au détriment des autres financements
européens au développement.
- Elle a voté contre
notre proposition d’inclure la société civile et les collectivités locales
dans l’architecture institutionnelle de la stratégie commune, consacrant ainsi
le rôle écrasant des États, et ce contre la philosophie même de cette Stratégie
commune.
- Dans la
négociation des Accords de Partenariat Économique, elle a soutenu
l’ouverture à 80% des économies de ces pays aux exportations européennes,
la libéralisation de leurs services, y compris des services publics, et elle
s’est opposée à la mise en place d’instruments de régulation des marchés pour
la sécurité alimentaire des pays ACP.
- Elle s’oppose
au respect, par les entreprises transnationales installées en Afrique, des
principes fondamentaux de l’Organisation Internationale du Travail et des
accords internationaux en matière sociale et environnementale.
Ce que nous, Socialistes, proposons :
- La pleine implication
des parlements européen et panafricain afin d’assurer un contrôle
démocratique de la mise en oeuvre du plan d’action de la Stratégie.
- Promouvoir
l’intégration régionale de ces pays pour contribuer au développement de
zones économiques cohérentes. Les Régions Ultra périphériques européennes (dont
les DOM français) devront prendre toute leur place dans ces espaces
régionaux.
- Progresser
sur le terrain de l’appropriation citoyenne de cette stratégie :
impliquer davantage la société civile et les autorités locales dans les
instances de mise en oeuvre.
- S’assurer de
la cohérence entre les politiques commerciales (APE), agricoles (PAC),
environnementales et migratoires européennes, et la Stratégie commune. Il
est ainsi inacceptable que la politique commerciale agressive prônée par la
Commission sape les efforts de la politique de développement.
- Mettre les équilibres
sociaux et environnementaux au centre du soutien au développement
économique en Afrique.
- Mettre davantage en valeur le rôle joué par les migrants et les diasporas dans le développement de leurs pays d’origine, en facilitant leurs investissements dans ces pays et en réduisant les coûts des transferts d’argent.
