Ce que l’on entend par là / L’objectif des Socialistes :
Le budget européen, c’est l’acte redistributif par excellence. On
ne peut envisager une communauté de nations sans la mise en commun de
leurs ressources et de leurs dépenses.
Pourtant, de nombreux chefs d’États et de gouvernement de droite
considèrent aujourd’hui le budget de l’Union comme une bourse d’échanges plus
que comme un projet commun. Le budget est adopté chaque année en conformité
avec le cadre financier pluriannuel 2007-2013.
Qu’avons-nous obtenu ? / Ou en sommes nous ?
Nous nous sommes battus pour une augmentation du budget pluriannuel
de 2007 à 2013. Cette bataille, perdue en grande partie à cause de la
droite, les politiques les plus "citoyennes" (jumelages, éducation,
fonds d’ajustement à la globalisation...) sont menacées par manque de
ressources. Depuis, les socialistes luttent chaque année pour obtenir dans
des budgets décents. Pour compenser
l’étroitesse du cadre financier, les socialistes ont crée de nombreuses
actions pilotes (Microcrédit en Europe, Erasmus Apprentis, Tourisme social...).
Nous avons obtenu des aides aux plus démunis : création d’un nouvel
instrument de réaction rapide face à la flambée des prix des denrées
alimentaires dans les pays en développement (la "facilité
alimentaire"), augmentation du programme d’aide alimentaire pour les plus
démunis (Secours populaire, Croix rouge, restos du coeur...).
Ce qu’a fait la droite / exemples, votes clés :
- Elle réduit systématiquement les dépenses liées à la Croissance
durable, la cohésion sociale et l’emploi et plaide pour
une réduction du budget communautaire pour mettre à bas la redistribution entre
États membres et leur action concertée de lutte contre la crise mondiale.
- Elle propose des coupes dans le budget affaires extérieures de
l’Union, mettant en péril le financement du soutien du processus de paix au
Proche-Orient ou la reconstruction au Kosovo,
- Dans le rapport portant sur la révision à mi-parcours des perspectives
financières, les élus UMP ont soutenu un budget de 1% qui sacrifierait
l’avenir de la politique régionale et la politique agricole (développement
rural). Ils rejettent également les investissements en faveur des
technologies vertes au nom de la crise économique.
- Elle aurait pu être le fossoyeur de Galileo (concurrent du GPS
et garant de l’indépendance de l’Europe vis-à-vis des États-Unis, de la Russie
voire de la Chine dans un secteur ultra stratégique), si les socialistes
n’avaient pas trouvé les moyens de le financer
Ce que nous, Socialistes, proposons :
- Augmenter le budget de l’Union à 1,5 % du PIB : nous voulons un
budget capable de faire face à la crise mondiale et de répondre aux besoins des
européens en matière de croissance, d’emploi, d’énergie. Les actions coordonnées
contre la crise ne suffisent pas, et menacent aujourd’hui la cohésion entre les
États membres (tentation du « chacun pour soi »). L’augmentation du budget
européen est nécessaire pour qu’il ait un rôle de stabilisation économique.
- Mettre en cohérence les projets financés par le budget européen et les
mandats démocratiques du Parlement, de la Commission européenne et du Conseil
pour que les élus soient responsables de leurs politiques
- Mobiliser les socialistes européens sur la révision des Perspectives
financières 2007-2013. Il faut profiter de cette opportunité pour offrir à
l’Union un budget digne de ce nom, capable de relever les défis qui s’imposent
à l’Union (Crise financière mondiale, changement climatique,crise alimentaire,
crise énergétique...)
- Développer les instruments budgétaires à destination de l’artisanat et des PME, sur le modèle de l’aide au capital-risque, et à l’accompagnement pour l’éco-innovation (les PME qui aujourd’hui se lancent dans ce type d’activités pourtant essentielles à la lutte contre le changement climatique se voient souvent opposer des refus de la part des assurances).
