Ce que l’on entend par là - L’objectif des Socialistes
La réalité
et l’ampleur du changement climatique se confirment (fonte
accélérée de la calotte glaciaire).
A terme, cela menace les conditions de base de la vie : réduction
des productions agricoles (aridité de zones aujourd’hui cultivées,
réduction de la reproduction des poissons pour la pêche), de l’accès à l’eau
(la fonte des glaciers diminue les ressources en eau), accentuation des
ouragans, inondations, tempêtes, multiplication des « réfugiés
climatiques » fuyant les catastrophes naturelles (déjà plus que les réfugiés
des guerres). Les pays les plus pauvres seront les premiers touchés
; mais, par ricochet, cela nous concernera tous.
Notre
objectif est que l’Europe se mobilise à la hauteur du défi climatique, entraîne
avec elle le plus possible d’États pour conclure un bon accord lors de la
Conférence de Copenhague fin 2009.
Où en sommes-nous ?
- L’Europe a
signé le Protocole de Kyoto ; objectif de réduction de 8% de ses
émissions de CO2 d’ici à 2012
- Le
"paquet Climat" de 2008 vise à : réduire de 20% les émissions de CO2
par rapport au niveau de 1990, porter à 20% la part d’énergie renouvelable dans
la consommation d’énergie et améliorer de 20% l’efficacité énergétique d’ici à
2020.
- Attention
: Le "paquet Climat" était nécessaire, mais
il est insuffisant face au défi. Et Barroso, tient un discours ambigu quant
à son engagement réel dans la lutte contre le changement climatique.
La position de la droite et des libéraux
- Si la
droite affiche le principe de la lutte contre le changement climatique, elle
s’est opposée à l’objectif plus
ambitieux de 30% de réduction de CO2 dès 2020.
- Le
paquet Climat a été bouclé en moins d’un an, la Présidence française de l’Union
européenne voulant des résultats rapides pour les médias. Cette précipitation,
jointe à la position des chefs d’État, très majoritairement de droite, a
affaibli les ambitions de 2007 et donné
du poids aux États membres les moins-disant contre le changement climatique
Ce que nous, Socialistes, proposons
- réduire
les émissions de CO2 de 30% en 2020 et d’au moins 60%, voire 80% en 2050, prioritairement
en l’Europe et aux États-Unis qui ont une responsabilité
particulière,
- instaurer
une taxe carbone sur les produits importés d’États ayant une législation
faible en matière de lutte contre le changement climatique et les émissions polluantes
- réorienter
le budget européen vers la croissance écologique et innovante pour investir
plus massivement (recherche et l’innovation) dans les modes de production
et de circulation sobres en carbone, notamment en encourageant les
services publics de transport (personnes et marchandises)
- des dispositions
contraignantes en matière d’isolation, notamment dans le bâtiment (économies
d’énergie potentielles fortes et réduction de la facture des ménages)
- soutenir
les pays en développement dans leur lutte contre la déforestation, pour la reforestation,
avec des conditions environnementales mais aussi sociales (réintégration des
populations déplacées, par exemple),
- adopter une approche plus prudente en matière de développement et de promotion des agro-carburants
