Son intervention était orientée vers un objectif volontairement éloigné des errements du bureau national du PS, et ceci pour 2 raisons :
d’abord parce qu’il veut représenter la gauche au sens large, celle qui a porté le projet de Ségolène Royal à environ 51,5% dans notre circonscription, et plus de 53% à L’Haÿ, Fresnes et Chevilly Larue,
ensuite parce que l’intérêt général premier aujourd’hui est de permettre aux français, dans toutes leurs diversités, d’avoir la parole à l’Assemblée Nationale, ce qui ne sera pas le cas si l’UMP obtient une majorité absolue.
Il a évoqué l’Assemblée bleu horizon qui a suivi la première guerre mondiale, mais en l’occurrence ce serait pire, car cela correspondrait aux pleins pouvoirs à un seul homme, Nicolas Sarkozy, qui n’a même pas daigné abandonner la présidence de l’UMP ! En voulant y imposer une direction collégiale, il veut se prémunir contre toute forme de critique de son action. C’est hallucinant.
Mais nous, le peuple, avons la possibilité d’empêcher cela, et nous particulièrement, ceux de la 12ème circonscription du Val de Marne. Nous pouvons gagner si nous nous mobilisons pour ces nouvelles élections. Et alors, nous pourront fêter notre victoire, nous sentir pleinement citoyens à travers un vote qui aura abouti à un résultat utile et fondateur pour les combats à venir.
C’est le sens de la conclusion de Jean-Jacques Bridey. Comme il l’a souligné, il s’est engagé comme suppléant auprès de Patrick Sève parce que, entre autre, il savait que la victoire de la gauche était possible. Il a senti un souffle nouveau venant d’une population concernée par les valeurs de gauche, et de nouveaux électeurs qui ont envie d’être, d’exister, à travers les revendications de solidarité, de justice, de diversité, d’humanisme.
